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L’interdiction de territoire pour motif d’inadmissibilité familiale

Immigrer au Canada ou chercher à entrer au Canada en tant que résident temporaire ou en vertu d’un visa de résident temporaire est souvent une affaire de famille. Toutefois, les dispositions relatives à l’interdiction de territoire codifiées dans la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (« LIPR ») peuvent entraîner l’interdiction de territoire des membres de la famille si l’un d’entre eux est interdit de territoire pour l’un ou plusieurs des motifs d’interdiction de territoire énumérés aux articles 34 à 41 de la LIPR. Il existe des exceptions à ces dispositions d’interdiction de territoire, mais il ne sera généralement pas possible pour un étranger jugé interdit de territoire en raison de l’interdiction de territoire d’un membre de sa famille d’obtenir la résidence permanente au Canada. Le présent article aborde ces questions en plus grands détails.

L’interdiction de territoire pour motif d’inadmissibilité familiale est principalement régie par les articles 42(1) et 42(2) de la LIPR. L’application de ces articles se limite aux « étrangers » et ne s’applique donc pas aux citoyens Canadiens, aux résidents permanents, ou aux personnes protégées. Il convient de noter qu’une personne protégée est une personne à laquelle l’asile a été conféré en vertu de l’article 97 ou de l’alinéa 114(a) de la LIPR.

L’article 42(1) prévoit deux formes d’interdiction de territoire fondées sur l’interdiction de territoire d’un membre de la famille. Ces deux formes d’interdiction de territoire sont régies par les alinéas 42(1)a) et b) de la LIPR, respectivement.

LIPR, alinéa 42(1)(a): Interdiction de territoire pour des étrangers souhaitant venir au Canada

Premièrement l’alinéa 42(1)a) interdit de territoire au Canada un étranger – autre qu’une personne protégée – si le membre de sa famille qui l’accompagne ou qui ne l’accompagne pas est interdit de territoire. En d’autres termes, un étranger qui est par ailleurs admissible au Canada est interdit de territoire si le membre de sa famille qui l’accompagne ou qui ne l’accompagne pas est interdit de territoire pour un ou plusieurs des motifs énumérés aux articles 34 à 41 de la LIPR.

Membre de la famille accompagnateur

Un membre de la famille qui accompagne l’étranger est un membre de la famille qui est physiquement présent et qui accompagne l’étranger au moment où il cherche à entrer au Canada ou qui a été autorisé à entrer au Canada avec l’étranger. L’interdiction de territoire du membre de la famille qui accompagne l’étranger peut être déterminée au moment de la demande d’entrée au Canada lorsqu’un ou plusieurs motifs d’interdiction de territoire peuvent être établis à ce moment-là. L’interdiction de territoire du membre de la famille qui accompagne l’étranger peut également être établie après son entrée au Canada. Par exemple, le membre de la famille qui accompagne l’étranger peut avoir été admissible au moment de son entrée au Canada, mais être par la suite interdit de territoire en vertu d’une ou plusieurs catégories d’interdiction de territoire énumérées à l’article 34-41 de la LIPR et qu’elle a fait l’objet d’une déclaration d’interdiction de territoire par la Section de l’immigration ou par le Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile.

Membre de la famille non-accompagnateur

Un membre de la famille qui n’accompagne pas l’étranger est un membre de la famille qui n’est pas physiquement présent avec l’étranger au moment où il cherche à entrer au Canada et/ou qui ne l’a pas accompagné au Canada après avoir été autorisé à entrer. Les membres de la famille qui n’accompagnent pas l’étranger sont souvent les membres de la famille de l’étranger qui est déjà entré au Canada et qui cherche ensuite à entrer au Canada, soit seul, soit avec d’autres membres de la famille autres que le membre de la famille qui est déjà entré au Canada. Par conséquent, un étranger qui se trouve déjà au Canada est interdit de territoire si le membre de sa famille qui ne l’accompagne pas est interdit de territoire au Canada.

LIPR, alinéa 42(1)(b): Interdiction de territoire pour des étrangers établis au Canada

Deuxièmement, l’alinéa 42(1)b) rend l’étranger interdit de territoire au Canada qui est un membre de la famille qui accompagne ou qui n’accompagne pas un étranger qui est interdit de territoire. En d’autres termes, un étranger qui est par ailleurs admissible au Canada est interdit de territoire au Canada s’il est le membre de la famille qui accompagne ou n’accompagne pas un étranger qui est interdit de territoire pour un ou plusieurs des motifs énumérés aux articles 34 à 41 de la LIPR. Il est à noter que les définitions d’ « étranger », de « membre de la famille qui accompagne » et de « membre de la famille qui n’accompagne pas » sont les mêmes que celles qui figurent dans la discussion portant sur l’alinéa 42(1)(a) de la LIPR.

Exceptions aux alinéas 42(1)(a) et (b) de la LIPR: les résidents temporaires

L’article 42(2) de la LIPR prévoit des exceptions limitées à l’application des alinéas 42(1)a) et b). Ces exceptions ne s’appliquent qu’à l’étranger qui est un résident temporaire, ou qui a présenté une demande de statut de résident temporaire ou une demande de séjour au Canada en tant que résident temporaire.

L’exception relative au résident temporaire concerne l’étranger qui a déjà obtenu un visa de résident temporaire et qui est présent au Canada. L’exception relative à l’étranger qui a présenté une demande de statut de résident temporaire concerne l’étranger qui n’est pas encore entré au Canada en tant que résident temporaire mais qui cherche à le faire. L’expression « qui a introduit une demande » indique que l’exception s’applique à cette catégorie d’étrangers à partir du moment où la demande a été introduite et même si elle n’a pas encore fait l’objet d’une décision. L’exception pour l’étranger qui a présenté une demande de séjour au Canada est limitée aux étrangers qui sont déjà physiquement présents au Canada au moment de l’introduction de leur demande de « séjour au Canada à titre de résident temporaire »

Si l’étranger appartient à l’une de ces trois catégories, l’alinéa 42(2)a) prévoit une exception à l’alinéa 42(1)a) en vertu de laquelle l’étranger n’est interdit de territoire en raison de l’interdiction de territoire d’un membre de sa famille qui l’accompagne ou ne l’accompagne pas, que si ce membre de la famille est interdit de territoire au Canada pour des raisons de sécurité (article 34), d’atteinte aux droits humains ou internationaux (article 35), de sanctions (article 35.1), ou de criminalité organisée (article 37). L’alinéa 42(2)b) prévoit une exception à l’alinéa 42(1)b) en vertu de laquelle un étranger n’est pas interdit de territoire au Canada s’il est un membre de la famille, accompagnant ou non, d’un étranger qui est interdit de territoire au Canada pour des motifs autres que ceux énumérés aux articles 34, 35, 35.1 ou 37

Il est important de noter que ces exceptions ne s’appliquent qu’au cas particulier des visas de résident temporaire et n’ont pas d’incidence sur les dispositions relatives à l’interdiction de territoire pour les demandeurs de visa de résident permanent.

Par conséquent, un étranger titulaire d’un visa de résident temporaire, qui en a fait la demande pour entrer au Canada ou pour y demeurer, sera interdit de territoire au Canada et ne pourra généralement pas se voir conférer le statut de résident permanent du fait qu’il accompagne ou n’accompagne pas un membre de sa famille qui est interdit de territoire au Canada, ou qu’un des membres de sa famille accompagnateurs ou non-accompagnateurs sont interdits de territoire même si les motifs d’interdiction ne relèvent pas des articles 34, 35, 35.1 ou 37 de la LIPR. Cela pourrait, par ailleurs, englober l’interdiction de territoire pour motif de grande criminalité ou de criminalité en vertu des articles 36(1) et (2), respectivement.

Une interdiction de territoire est significative, car la Section de l’immigration ou le ministre prend une mesure de renvoi à l’encontre de l’étranger et des membres de sa famille qui l’accompagnent ou des membres de sa famille qu’il accompagne. Toutefois, en vertu de la règle 227(2) du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, une mesure de renvoi prise par la Section de l’immigration frappe également les membres de sa famille au Canada, à deux conditions seulement. Premièrement, un agent de l’Agence des services frontaliers du Canada doit avoir informé les membres de la famille du rapport d’interdiction de territoire établi à l’encontre du membre de la famille qui les accompagne ou du membre de la famille qu’ils accompagnent, qu’ils font l’objet d’une enquête et qu’ils peuvent soumettre leurs observations et être représentés, à leurs frais, à l’enquête. Deuxièmement, la décision de la Section de l’immigration qui conclut à l’interdiction de territoire de l’étranger, conclut également à l’interdiction de territoire de chacun des membres de la famille aux termes de l’article 42 de la Loi.

Solutions

Des recours et des solutions existent pour les ressortissants étrangers jugés inadmissibles au Canada en raison de l’inadmissibilité d’un membre de leur famille. Pour obtenir un soutien et des conseils complets tout au long de ce processus complexe, envisagez de vous associer à Hasa Avocats. Notre expérience en matière de droit de l’immigration garantit que chaque étape de votre parcours sera franchie avec précision et attention, maximisant ainsi vos chances d’obtenir un résultat favorable et de prendre un nouveau départ au Canada.

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Comprendre le Parrainage Familial au Canada : Qui, Quand et Comment ?

Hasa Avocats, un cabinet d’avocats renommé avec une connaissance approfondie du droit de l’immigration canadien, facilite le processus complexe de parrainage familial. Notre engagement est de fournir aux clients des conseils juridiques personnalisés et complets, assurant un parcours sans encombre vers la réunification familiale au Canada.

Comprendre le Parrainage Familial

Le parrainage familial est une pierre angulaire de la politique d’immigration du Canada, conçu pour réunir les familles. Ce programme permet aux citoyens canadiens et aux résidents permanents de parrainer des membres de leur famille éligibles, y compris les conjoints, les partenaires de fait, les enfants à charge, et les parents ou grands-parents, afin qu’ils deviennent résidents permanents du Canada. Le programme souligne la valeur de la famille et vise à renforcer le tissu social et culturel de la société canadienne.

Plafonds de demandes au Québec

Le gouvernement du Québec a mis en place un plafond pour le nombre de demandes de parrainage familial qui seront acceptées d’ici juin 2026. Un nombre limité de demandes sera pris en compte, il est donc crucial de soumettre votre demande de parrainage dès que possible. Les plafonds imposés sont les suivants :

  • Un total de 13 000 demandes sera accepté du 26 juin 2024 au 25 juin 2026.
  • Un maximum de 2 600 demandes sera accepté pour les parents et les grands-parents.
  • Un maximum de 10 400 demandes sera accepté pour les époux, les conjoints de fait et les enfants à charge.

Une fois le nombre maximum de demandes atteint, aucune demande supplémentaire ne sera traitée avant juin 2026. La période pour soumettre les demandes de parrainage familial est restreinte, et nous prévoyons que la capacité sera bientôt atteinte. Nous encourageons fortement les parrains potentiels à compléter et soumettre leurs demandes immédiatement pour assurer que leur demande soit traitée avant que le plafond soit atteint.

Catégories de Parrainage Familial

  • Conjoints, partenaires de fait, et leurs enfants à charge :
    • Le parrain doit avoir au moins 18 ans, être citoyen canadien, résident permanent, ou une personne inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens du Canada.
    • La relation doit être authentique et non principalement pour des fins d’immigration.
    • Les conjoints de fait doivent justifier d’un minimum de 12 mois consécutifs de cohabitation contrairement au époux.
    • Les enfants à charge du conjoint de fait ou de l’époux doivent avoir moins de 22 ans et ne pas avoir de conjoint ou de partenaire de fait, ou avoir plus de 22 ans et être financièrement dépendants de leurs parents en raison d’un état physique ou mental.
  • Parents et Grands-parents :
    • Les parrains doivent répondre aux exigences minimales de revenu pour garantir qu’ils peuvent soutenir leurs membres de famille parrainés pendant une période de 20 ans.
    • L’accord de parrainage inclut un engagement à fournir un soutien financier et les nécessités de base aux membres de famille parrainés.
  • Enfants à charge :
    • Vous pouvez parrainer vos enfants à charge, qu’ils soient naturels ou adoptés, pour vivre avec vous en tant que résidents permanents au Canada. Les enfants doivent avoir moins de 22 ans et être célibataires ou, s’ils ont plus de 22 ans, ils doivent avoir une condition qui les empêche de se soutenir eux-mêmes.

Parrainage depuis l’intérieur du Canada

Le parrainage d’un membre de la famille depuis l’intérieur du Canada, également appelé « parrainage interne », permet au parrainé de résider au Canada pendant que sa demande est traitée. Ce type de parrainage offre la possibilité de travailler ou étudier légalement au Canada pendant le traitement de la demande sous certaines conditions. Il est notamment essentiel que le parrainé ait maintenu un statut légal au Canada, que ce soit en tant que visiteur, étudiant ou travailleur au moment de la présentation de la demande.

Les membres de la famille parrainés depuis l’intérieur du Canada peuvent bénéficier de certains permis de résidence temporaires, telles que :

  • Permis de travail ouvert : Les conjoints ou partenaires de fait parrainés peuvent demander un permis de travail ouvert. Cela leur permet de travailler pour n’importe quel employeur au Canada pendant que leur demande de résidence permanente est en cours de traitement.
  • Permis d’étude : Les enfants à charge parrainés peuvent demander un permis d’étude pour fréquenter une école au Canada. Cela leur offre l’opportunité de poursuivre leurs études sans interruption tout en attendant l’issue de la demande de parrainage.

Parrainage depuis l’extérieur du Canada

Le parrainage depuis l’extérieur du Canada s’applique aux membres de la famille vivant à l’étranger. Les demandes soumises par cette voie sont généralement traitées par les bureaux des visas à l’étranger. Le parrainé devra attendre l’approbation de la demande avant de pouvoir déménager au Canada comme résident permanent. Ce processus peut être plus long que le parrainage interne, mais il permet également au parrainé de rester avec ses proches dans son pays d’origine pendant le traitement de la demande.

Processus de Demande

Le processus de demande pour le parrainage familial implique plusieurs étapes, y compris l’évaluation de l’éligibilité, la collecte des documents nécessaires, et la soumission de la demande.

  • Évaluation Personnelle de l’Éligibilité : Les parrains doivent d’abord s’assurer qu’ils remplissent les critères d’éligibilité, y compris l’âge, la stabilité financière, et le statut de résidence.
  • Collecte des Documents : Les documents essentiels comprennent la preuve de la relation, les dossiers financiers, et les pièces d’identité légales.
  • Soumission de la Demande : Les demandes doivent être soumises à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), avec les frais requis et les documents justificatifs.
  • Évaluation Gouvernementale : La demande fait l’objet d’un processus de révision minutieux, où l’éligibilité du parrain et de la personne parrainée est vérifiée.
  • Approbation : Après une évaluation réussie, la demande de parrainage est approuvée, passant à la phase suivante.

Importance des preuves au soutien de la demande

Fournir des preuves solides est essentiel pour la réussite d’une demande de parrainage familial. Les preuves doivent démontrer :

  • Capacité financière du parrain : Relevés bancaires, preuves de revenu, et lettres d’emploi pour prouver la capacité à soutenir le parrainé.
  • Respect des critères d’admissibilité : Documents d’identité, certificats de mariage, preuves de résidence commune, et autres documents pertinents.
  • Authenticité de la relation pour les époux et conjoints de fait : Photographies, correspondances, témoignages, et preuves de cohabitation, le cas échéant.

Assurez-vous que toutes les preuves sont claires, complètes et bien organisées pour éviter des retards ou des refus.

Considérations Spécifiques au Québec

Le parrainage au sein du Québec implique des obligations spécifiques envers le gouvernement et la personne parrainée. Les parrains s’engagent contractuellement avec le gouvernement du Québec, garantissant que les membres de famille parrainés ne deviendront pas une charge financière pour la société.

Demande d’engagement et Certificat de Sélection du Québec (CSQ)

Une fois que l’admissibilité du parrain sera confirmée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), au Québec la demande passe aux étapes suivantes :

  • Demande d’engagement : Pour les parrainages au Québec, le parrain doit soumettre une demande d’engagement au Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). Cette étape comprend la signature d’un contrat d’engagement pour soutenir financièrement le parrainé.
  • Certificat de sélection du Québec (CSQ) : Pour obtenir un CSQ pour le parrainage d’un époux au Québec, vous devez d’abord recevoir la confirmation de l’IRCC que l’admissibilité du parrain de votre demande de parrainage d’époux au niveau fédéral a été approuvée. Le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) évalue la demande d’engagement. Si elle est approuvée, le parrainé reçoit un CSQ, essentiel pour la demande de résidence permanente.

Une fois le CSQ obtenu, la demande continuera d’être traitée au niveau fédéral pour la délivrance de la résidence permanente.

Revenu Minimum Nécessaire pour les parrains au Québec :

Au Québec, le Revenu Minimum Nécessaire pour les parrains dépend de la taille de la famille, y compris celle du parrain et des personnes parrainées. Ces chiffres changent et sont régulièrement mis à jour par le gouvernement du Québec, mais voici les chiffres en date de juin 2024. Le revenu de base requis est de 28 242 $ pour une personne seule. Ce montant augmente avec chaque membre de famille supplémentaire parrainé. Pour le parrainage de personnes de moins de 18 ans, un montant additionnel de 9 776 $ pour une personne et de 15 493 $ pour deux est requis, avec un ajout de 5 166 $ pour chaque mineur supplémentaire. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site Web officiel du gouvernement du Québec.

Intégration dans la société québécoise

Afin d’assurer l’intégration dans la société québécoise, le gouvernement insiste sur l’importance de comprendre le français et de s’adapter aux normes sociales du Québec. Il est suggéré aux résidents potentiels d’améliorer leurs compétences en français pour une communication et une intégration efficaces dans la communauté locale. De plus, s’adapter au Québec implique de se familiariser avec la culture, les valeurs, et les attentes sociétales de la province pour assurer une transition en douceur dans la communauté.

Frais et Délai Estimé

  • Frais de Demande : Les frais varient selon la catégorie de parrainage et le nombre d’individus parrainés. Il est crucial de vérifier le dernier barème des frais sur les sites Web officiels de l’IRCC ou du MIFI.
  • Délais de Traitement : Le temps de traitement d’une demande de parrainage peut varier considérablement en fonction de plusieurs facteurs, y compris la catégorie de parrainage, le volume des demandes reçues, et les exigences spécifiques du processus d’immigration au Québec.

Naviguer dans le processus de parrainage familial, en particulier au Québec, nécessite une compréhension approfondie des obligations légales, des étapes de la demande, et des coûts associés.
Hasa Avocats offre des conseils tout au long de ce parcours afin de rendre le processus de réunification familiale au Canada aussi fluide et informé que possible. Si vous souhaitez discuter davantage de votre demande de parrainage, veuillez nous contacter pour prendre rendez-vous pour une consultation.

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Le processus de Demande d’Asile au Canada expliqué par Hasa Avocats

Bienvenue chez Hasa Avocats, un cabinet renommé dont les avocats pratiquent principalement en droit de l’immigration. Nous nous efforçons de guider les demandeurs d’asile à travers un processus parfois complexe. Notre équipe dévouée allie expérience et compassion, assurant à chaque client un soutien juridique personnalisé et efficace. Dans cet article, nous explorerons le parcours des demandeurs d’asile au Canada, en rappelant les critères d’admissibilité ainsi que les différentes étapes menant au statut de personne protégée.

Comprendre le statut de réfugié au Canada

En droit canadien et international, un réfugié est défini comme une personne qui se trouve en dehors de son pays d’origine ou du pays où elle vit habituellement et qui ne peut pas y retourner en raison d’une crainte fondée de persécution basée sur la race, la religion, l’opinion politique, la nationalité ou l’appartenance à un groupe social particulier. Le statut de réfugié au Canada est accordé à ceux qui répondent à cette définition de réfugié. Il s’applique également aux personnes ayant besoin de protection et qui feraient face à des dangers tels que la torture, un risque pour la vie ou des traitements cruels si elles retournaient dans leur pays d’origine. Ce statut offre une protection juridique cruciale, empêchant les individus d’être renvoyés dans des situations où leur sécurité et leurs droits sont en danger.

Admissibilité du demandeur d’asile

Obtenir le statut de réfugié au Canada implique un processus nuancé qui évalue soigneusement les circonstances d’un individu par rapport à des critères d’admissibilité spécifiques. Pour entreprendre ce voyage, il est vital de comprendre ces prérequis :

  • Présence au Canada : Le lancement d’une demande d’asile nécessite votre présence sur le territoire canadien, assurant que vous ne faites pas l’objet de mesures de renvoi.
  • Personnes non admissibles :
    • Les demandeurs d’asile ne doivent pas avoir reçu de protection ou de statut de réfugié d’un autre pays auquel ils peuvent retourner.
    • Ceux qui ont déjà obtenu le statut de personne protégée au Canada ne sont pas admissibles.
    • Les demandes faites à la frontière canado-américaine, conformément à l’Accord sur les tiers pays sûrs, ne sont généralement pas admissibles.
    • Les demandes d’asile antérieures infructueuses ou retirées au Canada ou dans d’autres pays peuvent affecter l’admissibilité.

Naviguer à travers ces critères nécessite une compréhension approfondie des nuances juridiques et des implications de chaque condition. Il ne s’agit pas seulement de répondre aux exigences de base, mais de bien articuler les menaces et les persécutions subies dans le pays d’origine, en alignement avec la position protectrice du Canada en matière de droits humains.

La demande d’asile

Demander l’asile au Canada est une étape cruciale vers la protection et la sécurité pour ceux qui fuient la persécution. Le processus est conçu pour être accessible, offrant deux principales voies pour faire une demande : à un point d’entrée à l’arrivée au Canada, ou depuis le Canada si vous êtes déjà entré dans le pays.

À un point d’entrée

À votre arrivée à tout point d’entrée canadien—qu’il s’agisse d’un aéroport, d’un port maritime ou d’une frontière terrestre—vous avez le droit de faire une demande d’asile. Ce processus commence par un entretien préliminaire d’admissibilité mené par un agent de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), au cours duquel vous remplirez un dossier de demande et fournirez les données biométriques nécessaires, comme les empreintes digitales et les photographies.

  • Documentation et instructions supplémentaires :
    • Habituellement, vous remplirez les formulaires fournis sur place. Cependant, il peut y avoir des cas où l’agent de l’ASFC planifie un entretien futur au point d’entrée ou dans un bureau de l’ASFC.
    • Dans de tels cas, vous recevrez une brochure d’information, une lettre de reconnaissance de la demande qui facilite l’accès au Programme fédéral de santé intérimaire et à d’autres services, ainsi que des instructions pour compléter un examen médical.
  • Complétion en ligne : Dans certaines situations, il se peut qu’on vous demande de compléter votre demande en ligne, en utilisant le numéro de demande et les détails de l’entretien fournis par l’agent.

Après votre arrivée au Canada

Il arrive parfois que des individus demandent l’asile depuis le Canada. Les étapes peuvent quelque peu différer de la demande à un point d’entrée.

  • Compléter la demande : Si vous choisissez de faire une demande après votre arrivée, une demande complète est nécessaire, comprenant tous les documents justificatifs et le formulaire de fondement de la demande.
  • Soumission en ligne : La méthode la plus courante pour soumettre votre demande est en ligne, où vous aurez besoin d’un scanner ou d’une caméra pour créer des copies électroniques de vos documents et d’un compte en ligne pour la soumission et les vérifications de statut. Si la soumission en ligne n’est pas possible, une demande papier peut être disponible.
  • Assistance d’un représentant : Si vous avez un représentant pour vous aider dans votre demande, il peut vous assister ou soumettre directement la demande en votre nom.

Les prochaines étapes vers l’obtention du statut de personne protégée

Une fois soumise, si elle est jugée admissible, votre demande sera renvoyée à la Section de la protection des réfugiés (SPR). Vous recevrez un Document de demandeur d’asile et une lettre de confirmation de renvoi ainsi que le Guide du demandeur pour les étapes étapes.

Formulaire Fondement de la demande d’asile (FDA)

La soumission du formulaire Fondement de la demande d’asile (FDA) complet pour chaque membre de la famille dans les 15 jours suivant le renvoi est une étape extrêmement importante. Il s’agit d’un document crucial qui vous permet de détailler vos antécédents, votre situation familiale et les raisons spécifiques pour lesquelles vous demandez l’asile au Canada.

  • Qui vous êtes : Cette section initiale est destinée à fournir des détails personnels essentiels tels que votre date de naissance, sexe, nationalité, religion et langues parlées. Ces informations de base permettent de comprendre votre identité et vos antécédents uniques.
  • Détails sur votre demande et pourquoi vous demandez la protection du Canada :
    • Le cœur du formulaire FDA réside dans l’explication des raisons derrière votre demande d’e protection des réfugiés d’asile. Cette partie est structurée pour faire ressortir un récit complet de vos expériences et craintes.
    • Il vous est demandé de détailler les préjudices, mauvais traitements ou menaces que vous pensez subir en cas de retour dans votre pays. La conception du formulaire, avec des questions orientées, vous guide pour dévoiler et articuler les principales raisons de votre demande d’asile.
    • Le récit doit englober des aspects généraux qui peignent un tableau clair de votre situation et répondre à des questions plus précises qui valident la légitimité de votre demande. Par exemple, des questions telles que «Si vous retourniez dans votre pays aujourd’hui, pensez-vous que vous subiriez des préjudices, mauvais traitements ou menaces ?» vous obligent à réfléchir profondément et à justifier votre besoin de protection.

Fournir un compte rendu détaillé et honnête dans le formulaire FDA ne se limite pas à répondre à une exigence procédurale; il s’agit de transmettre votre histoire de manière à souligner l’urgence et la légitimité de votre demande d’asile. Cette documentation est cruciale dans le processus d’évaluation, où les détails de votre récit peuvent influencer de manière significative le résultat de votre demande.

Rassembler et soumettre des preuves

Lors de la présentation d’une demande d’asile au Canada, il est crucial de soutenir votre demande avec des preuves concrètes. Ces preuves fournissent à la SPR le contexte nécessaire pour évaluer correctement votre demande. Voici comment rassembler et soumettre ces informations vitales :

  • Récits détaillés : En plus des documents officiels, un compte rendu écrit de vos expériences, y compris les dates, lieux et personnes impliquées, peut considérablement renforcer votre dossier. Ces récits doivent être en accord avec les informations fournies dans votre formulaire de Fondement de la demande d’asile (FDA).
  • Documentez tout : Assurez vous de collecter tous les documents pertinents pouvant soutenir votre demande. Cela peut inclure des documents d’identité, des rapports de police, des dossiers médicaux, des déclarations de témoins ou toute autre preuve corroborant votre récit de persécution ou de danger.
  • Informations juridiques et pays : Inclure des documents juridiques, des rapports sur les droits de l’homme et des informations sur les conditions dans votre pays peut aider à contextualiser votre demande, surtout s’ils se rapportent à vos circonstances spécifiques.

La qualité et la pertinence de vos preuves peuvent avoir un impact significatif sur le résultat de votre demande. Il ne s’agit pas seulement de la quantité de documents, mais de leur capacité à illustrer de manière convaincante votre besoin de protection en vertu des lois canadiennes en la matière.

Assister à votre audience

L’audience de votre demande d’asile est la dernière étape du processus visant à obtenir le statut de personne protégée. Cette section donne un aperçu de ce à quoi vous pouvez vous attendre lors de celle-ci et comment vous préparer efficacement:

  • Participants : L’audience inclura généralement un Commissaire de la SPR, vous-même, les membres de votre famille demandant le statut de réfugié, et éventuellement un interprète, votre avocat, un représentant du ministre, et des personnes de soutien comme des amis proches ou des membres de la famille.
  • Confidentialité : Les audiences durent généralement une demi-journée et se déroulent en huit clos pour protéger votre vie privée, à moins qu’une demande ne soit faite pour une audience publique.
  • Implication d’IRCC et de l’ASFC : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) peuvent participer à l’audience pour contester votre crédibilité ou argumenter en faveur du rejet de votre demande.
  • Décision : Bien que la décision puisse parfois être rendue oralement à la fin de l’audience, il est plus courant de recevoir un avis écrit de la décision par la suite, détaillant le raisonnement du Commissaire de la SPR.

Une préparation adéquate, ainsi que la collecte de preuves substantielles, sont essentielles pour présenter votre dossier de manière convaincante.

Recevoir votre décision

Après votre audience, le processus d’attente d’une décision commence. Les résultats peuvent être largement catégorisés comme négatifs ou positifs.

  • Décision positive : Une décision positive vous accorde le statut de réfugié au sens de la Convention, ouvrant la voie à une demande de résidence permanente au Canada. Il est important de noter que le gouvernement du Canada conserve le droit de faire appel des décisions positives auprès de la Section d’appel des réfugiés (SAR).
  • Décision négative : Si votre demande est refusée, vous aurez la possibilité de faire appel à la Section d’appel des réfugiés (SAR), sauf dans des cas spécifiques où ce droit n’est pas disponible. Si un appel à la SAR n’est pas disponible ou si votre appel à la SAR est infructueux, vous pouvez déposer un avis de demande d’autorisation et de contrôle judiciaire auprès de la Cour fédérale. Tant que vous avez un appel à la SAR ou une demande d’autorisation et de contrôle judiciaire auprès de la Cour fédérale en cours, vous ne serez pas expulsé du Canada.

Travailler ou étudier au Canada pendant le traitement de votre demande d’asile

Les permis de travail et d’études représentent des voies par lesquelles les demandeurs d’asile peuvent s’engager et s’intégrer de manière constructive dans la société canadienne pendant la période de traitement de leurs demandes. Il est essentiel de rester informé des processus de demande pour ces permis afin de tirer le meilleur parti de votre séjour au Canada durant le traitement de votre demande.

  • Permis de travail : Lors du traitement de votre demande d’asile, vous pourriez être éligible à un permis de travail. Cela peut être demandé en même temps que votre demande d’asile si vous postulez à un point d’entrée. Si votre demande est soumise en ligne, vous pouvez également demander un permis de travail dans le cadre de la demande. L’éligibilité à un permis de travail dépend généralement du renvoi de votre demande à la SPR et de la réalisation de votre examen médical.
  • Permis d’études : Contrairement aux permis de travail, les permis d’études doivent être demandés séparément de votre demande d’asile. Si vous souhaitez étudier pendant votre attente, il est important de comprendre les critères d’éligibilité et le processus de demande pour obtenir un permis d’études.

Généralement, les permis de travail et permis d’étude émis pendant le traitement de votre demande d’asile sont valides pour une durée limitée et ils peuvent être renouvelés au besoin en déposant une demande de prolongation.

Pour un soutien complet et des conseils tout au long de ce processus complexe, n’hésitez pas à contacter Hasa Avocats, il nous fera plaisir de vous assister au meilleur de nos capacités et d’ainsi maximiser vos chances d’obtenir un résultat favorable et d’un nouveau départ au Canada.

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Le Permis d’Études Canadien: Processus d’obtention expliqué par Hasa Avocats

Bienvenue chez Hasa Avocats, situé au cœur vibrant de Montréal, une ville réputée pour son excellence académique. Notre cabinet est un pilier de connaissance juridique, spécialisé dans le décryptage des complexités du droit de l’immigration canadien pour les étudiants internationaux. Nous nous enorgueillissons de créer des solutions sur mesure qui répondent aux ambitions éducatives uniques de nos clients, soutenus par notre compréhension approfondie de la législation et des procédures d’immigration.

Comprendre les permis d’études canadiens

Un permis d’étude canadien est le billet en or pour les étudiants internationaux, un document crucial qui approuve légalement leurs études dans les établissements canadiens. Ce permis est la pierre angulaire de leur parcours académique, garantissant que leurs efforts éducatifs sont conformes aux normes d’immigration du Canada.

Le paysage éducatif canadien

Le paysage éducatif canadien est une mosaïque riche, attirant les étudiants avec son ethos inclusif et ses diplômes académiques reconnus mondialement. C’est un terreau fertile pour l’innovation et la croissance intellectuelle, offrant une multitude d’opportunités pour le développement personnel et académique.

Types de permis d’études

Le système de permis d’étude est conçu pour refléter les divers parcours académiques des étudiants :

  • Permis d’études réguliers : Destinés à ceux qui sont inscrits à des programmes de plus de six mois.
  • Permis d’études de courte durée : Pour les cours de courte durée, qui peuvent nécessiter une AVE ou un visa de visiteur.

Dispositions spéciales pour les études

Conformément à ses politiques d’immigration flexibles, le Canada offre des dispositions spécifiques pour les étudiants dans divers scénarios :

  • Travailler pendant les études : Certains étudiants sont autorisés à travailler à temps partiel pour compléter leur expérience académique.
  • Permis de travail post-diplôme : Après avoir terminé leurs études, les diplômés peuvent obtenir des permis de travail pour acquérir une expérience professionnelle au Canada.

Étapes pour obtenir un permis d’étude

Pour les étudiants demandant un permis d’étude de l’extérieur du Québec, le processus est géré par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et ne nécessite pas de Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Voici les étapes clés à suivre :

  • Acceptation par un établissement d’enseignement désigné : Vous devez être accepté par un établissement d’enseignement reconnu au Canada et recevoir une lettre d’acceptation.
  • Rassembler les documents requis : Cela inclut une preuve d’identité, d’acceptation, de soutien financier et tout autre document requis par votre bureau des visas local ou l’IRCC.
  • Remplir les formulaires de demande : Remplissez les formulaires d’immigration nécessaires pour un permis d’étude.
  • Examen médical : Vous devrez peut-être passer un examen médical dans le cadre de la demande.
  • Soumission de la demande : Postulez en ligne via le portail IRCC, ou par demande papier si vous ne pouvez pas postuler en ligne.
  • Données biométriques : Vous devrez peut-être fournir des données biométriques (photo et empreintes digitales) après avoir postulé.
  • Approbation du permis d’étude : Si approuvé, vous recevrez une lettre d’acceptation.

Visa de résident temporaire ou Autorisation de voyage électronique (AVE) : Selon votre pays de citoyenneté, vous pourriez également avoir besoin d’un visa de résident temporaire ou d’une AVE pour voyager au Canada.

Étapes supplémentaires pour étudier au Québec

Étudier au Québec implique des considérations supplémentaires, étant donné son patrimoine culturel et linguistique unique. En conséquence, si vous postulez pour étudier au Québec, vous devrez suivre les étapes suivantes :

  • Demander un CAQ : Les étudiants doivent obtenir un CAQ (Certificat d’Acceptation du Québec) via Immigration Québec.
  • Rassembler les documents requis : En plus de la demande de CAQ, les étudiants doivent soumettre un plan d’études détaillé et une preuve d’acceptation d’un établissement québécois.
  • Double approbation : Obtenez l’accord à la fois du gouvernement québécois et des autorités fédérales de l’immigration.
  • Appliquer pour un permis d’étude : Après l’approbation du CAQ, les étudiants peuvent procéder à la demande d’un permis d’étude.

Préparation aux études au Canada

Les futurs étudiants devraient se préparer à leur parcours académique en se familiarisant avec les systèmes culturels et éducatifs du Canada, les exigences de compétence linguistique et la planification financière pour leurs études.

S’installer au Canada en tant qu’étudiant

La transition vers la vie étudiante au Canada comprend la recherche d’un logement, la compréhension des soins de santé et l’engagement dans la vie de campus. Les établissements d’enseignement canadiens offrent des ressources étendues pour aider les étudiants internationaux à s’installer.

Hasa Avocats est votre guide fidèle tout au long du processus de permis d’étude canadien. Que vous prévoyiez d’étudier au Québec ou dans une autre province, nous offrons les connaissances nécessaire pour maximiser les chances d’un parcours académique fluide et réussi. Contactez Hasa Avocats pour une consultation détaillée et commencez votre aventure éducative au Canada avec une équipe dévouée à votre succès.


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Comprendre les nouvelles annulations automatiques de documents pour un étranger interdit de territoire

Le 2 février 2024, le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés : DORS/2024-11 a été adopté sur recommandation du ministre de la Sécurité publique et de la protection civile en vertu du paragraphe 5(1) et de l’alinéa 53e) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (« LIPR »).

Entrant en vigueur le 15 mars 2024, le Règlement vise à rehausser la cohérence et l’efficacité du processus d’annulation des documents d’immigration après qu’un étranger a été interdit de territoire et est ensuite visé par une mesure de renvoi. Le Règlement fait en sorte que l’interdiction de territoire compromet directement et automatiquement la validité des documents d’immigration, soit les autorisations de voyage électroniques, les visas de résident temporaire et les permis de séjour temporaire, les permis de travail, et les permis d’études. En vertu du nouveau Règlement, la prise d’une mesure de renvoi à l’égard d’un étranger emporte l’annulation du visa de résident temporaire, de l’autorisation de voyage électronique, ou du permis de séjour temporaire. Le permis du permis de travail ou du permis d’étude est annulé lorsque la mesure de renvoi prise à l’égard de leur titulaire qui est un étranger devient exécutoire.

À cet égard, le Règlement modifie le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (RIPR) par adjonction d’une nouvelle Section 5 (« Annulation de documents d’immigration ») comprenant les articles 243.1 (« Prise d’une mesure de renvoi ») et 243.2 (« Mesure de renvoi exécutoire »). En conséquence de cette adjonction, le Règlement remplace le texte de l’alinéa 63a), de l’article 209, et de l’alinéa 222(1)(b) du RIPR.

Deux cas de figure permettent d’illustrer l’application des nouveaux articles susmentionnés.

Dans le premier cas, Marcel a été admis au Canada en tant que détenteur d’un visa de résident temporaire. Peu de temps après, une déléguée de la ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile communique avec Marcel et lui informe qu’un rapport circonstancié alléguant qu’il est interdit de territoire pour motif de grande criminalité a été préparé à son égard. Marcel est également invité à soumettre des éléments de preuve dans le cadre de sa participation dans le processus ministériel dans lequel sera déterminé si une interdiction de territoire sera émise contre lui. À la conclusion de ce processus, Marcel est informé qu’une mesure de renvoi à son égard a été prise par le ministre. En vertu de l’article 243.1, le visa de résident temporaire que détient Marcel est automatiquement annulé.

Dans le deuxième cas, Antoinette a été admise au Canada en vertu d’un permis d’étude. Peu de temps après, Emilie une agente de l’Agence des services frontaliers du Canada entre en communication avec Antoinette et lui informe qu’un rapport circonstancié alléguant qu’elle est interdit de territoire pour motif d’atteinte aux droits humains ou internationaux a été préparé à son égard. L’agente invite également Antoinette à soumettre des éléments de preuve dans le cadre de sa participation à une enquête tenue devant la Section de l’immigration de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié dans laquelle sera déterminé si une interdiction de territoire sera émise contre elle. À la conclusion de l’enquête, la Section de l’immigration prend une interdiction de territoire. En raison du fait que la LIPR ne prévoit pas de droit d’appel de la décision de la SI devant la Section d’appel d’immigration, la mesure de renvoi émise contre Antoinette est devenue exécutoire le jour que la SI a annoncé sa décision. En vertu du nouvel article 243.2, le permit d’étude que détient Antoinette est automatiquement annulé.

Le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés : DORS/2024-11, ainsi qu’un survol détaillé de ses dispositions et de la politique publique qu’elles englobent, ont été publié le 14 février dans La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 4, et sont accessibles au lien suivant : https://www.gazette.gc.ca/rp-pr/p2/2024/2024-02-14/html/sor-dors11-fra.html Nous vous invitons à contacter notre cabinet afin d’obtenir les renseignements qui pourraient être pertinents à votre situation particulière.

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